Tout d’un coup, la capitale malienne s’est vue envahi de milliers d’orpailleurs venus des sites de la Guinée Conakry. Un pays qui vient de prendre de manière vigoureuse une décision contre cette pratique qui détruit la faune et la flore.

Si la décision a été prise au palais Mohamed V, les conséquences ont été discutées au palais de Koulouba.

Ce lundi 02 Novembre dans la soirée, c’était la panique au sein des populations. Et tout de suite, les smartphones sont sortis pout photographier et filmer ces milliers d’orpailleurs qui circulaient à Bamako, certains ne sachant pas où aller.

Entre inquiétude et frayeur, chacun y est allé de son commentaire et de ses questionnements. La plupart mettant en avant la situation sécuritaire du pays et craignant des infiltrations. Les images du 25 Avril dernier continuent à hanter.

Les autorités n’ont pas mis de temps à réagir. Elles ont rassuré les populations sur les mesures qui sont prises pour contrôler ce flux massif et comment les faire transiter en douce vers leurs destinations finales.

Le comité interministériel de gestion de crises s’est réuni ce mercredi et a préconisé un « accueil humain » de ces orpailleurs qui en majorité viennent d’un autre pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) qui est le Burkina. D’ailleurs, une délégation de ce pays est attendu à Bamako ce jeudi pour travailler ensemble à réussir cette opération.

Ce même jeudi, le président de la transition malienne, le Général d’Armée Assimi Goïta doit effectuer un déplacement à Ouagadougou pour rencontrer son homologue, le capitaine, Ibrahim Traoré.

C’est sûr que cette question sera au cœur des échanges entre les deux hommes. D’ores et déjà, l’on n’a pu constater dans la soirée de ce mercredi, que plusieurs points qui accueillaient ces orpailleurs sont vides. Tout porte à croire que les opérations pour les acheminer vers leurs destinations finales ont commencé.

Mohamed DAGNOKO