A l’issue du dialogue de deux jours tenu à Diamnadio, Macky Sall et ceux qui ont pris part à cette rencontre ont massivement proposé le mois de Mai pour la tenue de la présidentielle. Une élection qui devrait alors se tenir après le départ de Macky Sall le 02 Avril prochain.

C’est cette proposition largement rejetée par de nombreuses corporations notamment Aar sunu élection, la coalition des 16 candidats à la présidentielle et l’église qui a soumise à l’appréciation du conseil constitutionnel.

Ce matin, le quotidien sénégalais « Enquête » informe que ce conseil aurait dit non à cette proposition en mettant sa position d’une organisation par Macky Sall de la présidentielle dans les meilleurs délais c’est-à-dire avant le 02 Avril.

L’autre proposition invalidée par le conseil selon le journal est la volonté de Macky et des « dialogueurs » de revoir la candidature de Karim Wade du PDS.

Décidément le conseil se dresse face à Macky comme le dernier rempart pour protéger l’exemplaire démocratie sénégalaise. C’est encore lui qui avait dit non au report de la présidentielle au mois de décembre.

Un Scoop ?

Cette information a tout l’air d’un scoop. Dans la plus de vingtaine de quotidiens au Sénégal, c’est le seul qui en a parlé. En cette période où tous les journalistes des plus grands quotidiens ont braqué les regards vers le conseil constitutionnel en y activant leurs sources, le fait que « Enquête » soit le seul journal a parlé d’une décision aussi cruciale et déterminante fait douter certains. Pour d’autres, ce journal connu pour son sérieux n’oserait jamais se compromettre avec une information d’une telle envergure.

En attendant que les autres journaux recoupent à leur niveau, ils se sont en majorité penchés sur les travaux en commission en attendant le vote à l’assemblée nationale de la loi sur l’amnistie.

Entre le rejet de cette loi par Khalifa Sall, l’ancien maire de Dakar et son regroupement le PUR, l’abstinence des députés de l’ex PASTEF de Ousmane Sonko et l’acceptation des députés de la mouvance présidentielle, cette loi divise comme toutes les autres initiatives prises ces derniers temps par le président Macky Sall et son entourage.

Mohamed DAGNOKO