Le président Donald Trump a annoncé mardi avoir prolongé le cessez-le-feu avec l’Iran, à la demande du Pakistan, afin de donner le temps aux dirigeants iraniens de formuler une “proposition unifiée” en vue d’un accord avec les Etats-Unis.
“Compte tenu de la grave fracture au sein du gouvernement iranien – ce qui n’est pas vraiment une surprise – et à la demande du maréchal Asim Munir et du Premier ministre Shehbaz Sharif du Pakistan, il nous a été demandé de suspendre notre offensive contre l’Iran jusqu’à ce que ses dirigeants et ses représentants parviennent à présenter une proposition unifiée”, a écrit le locataire de la Maison Blanche sur son réseau Truth Social.
“Je prolongerai donc le cessez-le-feu jusqu’à ce que leur proposition soit soumise et que les discussions soient conclues, d’une manière ou d’une autre”, a ajouté Donald Trump.
Le chef de l’exécutif américain a, par ailleurs, indiqué avoir ordonné aux forces armées américaines de maintenir le blocus maritime et à rester “prêtes et opérationnelles”.
Plus tôt dans la journée, M. Trump avait déclaré à la chaîne CNBC que les États-Unis sont dans une “position très forte” pour mener des négociations avec l’Iran, au moment où un nouveau cycle de pourparlers devrait débuter au Pakistan.
“Je pense que l’on va finir avec un super accord. Je pense qu’ils n’ont pas le choix”, avait lancé le chef d’Etat.
La veille, il avait affirmé qu’il ne lèverait le blocus sur les ports iraniens qu’en cas d’”accord” avec l’Iran.
Les précédents pourparlers à Islamabad avec une délégation américaine emmenée par le vice-président JD Vance s’étaient conclus le 12 avril par un échec.
Dans ce contexte, l’Iran avait annoncé samedi reprendre “le strict contrôle” du détroit d’Ormuz, revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime par laquelle transite en temps normal un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz.
AFP





