Depuis le 26 Mars, on n’entendait plus parler que de fin de la transition. Mais force est de reconnaitre que les maliens et plus particulièrement les bamakois ont depuis quelques jours la tête à une autre fin. Il s’agit de celle du Ramadan.
Après avoir jeûné sous des températures inhumaines, beaucoup sont pressés de voir enfin la lune, synonyme de coup de sifflet final.
Et pour forcer cette apparition, on n’a pas hésité, comme les autres années d’ailleurs, à immoler les pauvres bêtes dès le lever du soleil ce lundi, 29èmejours du mois de Ramadan.
Et dire que selon les érudits et les prêcheurs, le Prophète Mahomet (Psl) et ses disciples, à la fin du mois sacré de Ramadan se mettaient à pleurer craignant de ne pas vivre un autre mois de Ramadan, tant ses bienfaits sont incommensurables.
Autres temps autres mœurs.
C’est la fin du Ramadan et avec lui beaucoup de comportements que l’on voudrait volontiers qu’ils survivent à cette période. Mais hélas, il s’agit de comportements saisonniers qui ne reviendront au galop qu’au prochain ramadan.
Alors, si beaucoup de maliens ne savent pas que les jeunes des partis politiques et autres organisations se sont retrouvés hier dimanche pour demander aux autorités de partir en organisant des élections, c’est parce qu’ils étaient préoccupés à chercher de quoi fêter.
Pour donner plus d’échos à leur message, il va falloir pour les jeunes des partis repasser après la fête. Car comme disent les ivoiriens en cette fin de Ramadan et de début des dépenses « il y a cailloux dans les oreilles ».





