Lors des discussions de cette deuxième journée de la phase finale du dialogue inter-maliens, ils étaient nombreux à solliciter un dialogue direct avec les terroristes Iyad Aghaly et Amadou Kouffa.
Il faut souligner que les autres assises avant ce dialogue ont toutes recommandé cette discussion pour ramener “les fils égarés à la raison” et faire taire définitivement les armes.
Pour des autorités militaires décidées à combattre tous ceux qui ont pris les armes contre le maliens et l’armée, il y a peu de chances selon des participants que cette demande prospère.
“Depuis toujours ce dialogue avec ces terroristes a été demandé, ils n’ont jamais répondu à la main tendue des autorités. Aujourd’hui que l’armée est en position de force, il faut les combattre et leur imposer la paix” dit ce participant qui est au sein de la commission “paix et réconciliation”.
Cet avis n’est pas celui de ce délégué de la région de Mopti qui estime que pour avoir vécu et vivre encore les conséquences des actes de katiba Macina de Amadou Kouffa, il est temps de les trouver, les ramener autour de la table de négociations pour le bien des populations du centre, du Nord et du Mali en général.
“Toutes les guerres et conflits se terminent autour d’une table de négociation. Pourquoi attendre encore si nous pouvons dès maintenant aller à cette négociation” s’interroge ce septuagénaire qui participe aux travaux et a été depuis les 80 au cœur des différents régimes qui se sont succédés.
Mohamed Dagnoko





