Il était grand et faisait la grandeur du “Maliba”. Il était droit et le Mali avec. Mais il a fallu que des myopes intellectuels le freine net un 19 Novembre 1968 dans sa marche vers l’honneur des Maliens. Même en prison il était plus grand et plus important que ses geôliers.
Ce 09 Mai 1977, des élèves et étudiants avaient défié la dictature dans les rues de Bamako. Las de leurs conditions de vie, ils réclamaient la libération de Modibo Keïta pour qu’il reprenne sa place à Koulouba.
Pris de panique, les dictateurs avec à leur tête le lieutenant anonyme, Moussa traoré devaient écarté la menace. Une menace appelée,Modibo Keïta. C’est donc sans surprise que 07 petits jours plus tard, celui qui était en détention depuis 09 longues années est annoncé mort à l’hôpital du Point G.
Ses malaises dus à une “intoxication alimentaire” pour ne pas dire empoisonnement auront raison de lui. La thèse “d’oedème pulmonaire” avancée par les dictateurs pour expliquer sa mort ne convaincra personne.
Même le cynique communiqué pour annoncer la mort de “l’instituteur à la retraite, Modibo Keïta” diffusé sur les antennes de Radio Mali ne ternira pas encore moins réduira l’aura du Républicain que fut Modibo Keïta.
Après avoir vérifié son identité, les élèves et étudiants ont transporté le corps sans vie de Modibo Keïta au cimetière de Hamdallaye. Même mort depuis quarante sept ans, il reste plus grand et plus estimé des Maliens que les vivants qui l’ont assassiné.
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