Depuis le mercredi dernier, plusieurs banques et stations de la capitale malienne ont fermé boutique pour protester contre l’arrestation du secrétaire général du syndicat national des banques et établissements financiers, Hammadoun Bah. S’il a été libéré à la mi-journée entrainant la levée du mot d’ordre d’arrêt de travail, cette grève a eu des conséquences sur les usagers qui ne décolèrent pas.
Au siège du syndicat national des banques et établissements financiers, le temps semble avoir suspendu son vol depuis l’arrestation de son secrétaire général, Hammadoun Bah, également premier vice-président de l’union nationale des travailleurs du Mali, la plus importante centrale syndicale du pays. Arrêté suite à la plainte d’un autre syndicaliste, sa libération était impatiemment attendue par chacun ici. « Nous attendons incessamment la libération de notre secrétaire général. Il doit être avec nous dans peu de temps. Je peux vous assurer qu’il est libre nous attendons de le recevoir au siège » nous confirme Adama Sidibé, secrétaire à l’information du Synabef.
Stations et banques fermées, des citoyens qui sont obligés de prendre leur mal en patience, voici le décor de la ville depuis le mercredi dernier. Cette mise sous mandat de dépôt de Hammadoun a déclenché une grève de plusieurs banques et stations d’essences avec des conséquences que les usagers peinent à digérer. « On nous prend en otage. Il n’y a pas d’autres explications. On a besoins de nos sous et on ne peut l’avoir. Je dénonce cette attitude des syndicats » fulmine Ibrahima Zié Coulibaly, client de banque.
Fin de mois, approche de la fête de Tabaski autant de facteurs qui révoltent davantage les clients contre le synabef estimant qu’ils sont victimes de querelles personnelles. « Hier j’ai failli emprunter de l’argent pour faire mes achats. À l’approche de la tabaski, les dépenses attendent mais les banques sont fermées. Il y a ceux qui ont des parents malades et qui ne peuvent faire de retraits alors qu’il s’agit de querelles personnelles » s’insurge le journaliste, Alassane Cissé.
À la mi-journée, la nouvelle de sa libération a fait le tour des réseaux sociaux suivie d’un communiqué de son syndicat levant le mot d’ordre d’arrêt de travail.
La course aux opérations bancaires à partir de demain risque de se prolonger jusqu’à la fête de Tabaski prévue pour le 17 Juin prochain.
Mohamed Dagnoko





