Après le report de l’organisation de leur conférence internationale sur le N’ko prévue les 6 et 7 septembre dernier au Mali, avec la participation de nombreux pays : Guinée, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Libéria, Gambie, Niger, Sierra Léone, Gambie, Sénégal, Maroc, Égypte, États-Unis d’Amérique à cause selon elle de l’incohérence ou de la négligence de certaines autorités, la fédération a tenu a rencontré la presse pour plancher sur les perspectives.
Avant de fixer une nouvelle date pour la tenue de cette importante rencontre, les responsables de la fédération des Associations et Movements pour la Valorisation de l’Alphabet N’ko, des Langues Nationales et des Cultures du Mali, dénommée «WASSABAYA» ont animé le mardi 24 septembre 2024 à la Maison de la presse une conférence de presse pour non seulement informer l’opinion publique nationale et internationale des raisons du report de l’évènement, mais aussi de dénoncer une pratique de violation de la part de certaines autorités administratives et hommes politiques concernant à l’application correcte des recommandations des Assises nationales pour la refondation (ANR).
Selon le Président de la fédération des Associations et Mouvements pour la Valorisation de l’Alphabet N’ko, des Langues Nationales et des Cultures du Mali «WASSABAYA», Ousmane Padia Coulibaly, ce sont les assises nationales qui avaient recommandé la transcription de nos langues nationales par nos écritures endogènes telle que le tifina, le N’ko et le Wassaba.
‹‹Mais, nous avons trouvé qu’avec le projet de loi qui est sur la table du CNT, nous avons trouvé qu’au lieu de mettre les trois écritures, ils ont pris l’API ( l’alphabet phonétique internationale) pour mettre à la place de nos écritures endogènes. C’est pourquoi nous sommes là aujourd’hui pour dénoncer réellement ce qui s’est passé. »
Les manquements ont selon lui commencé au Conseil National de Transition (CNT) quand dans le rapport final des assises nationales remis au président de la transition n’y figurait pas « la page 39 qui parlait de nos langues nationales et de l’officialisation de nos langues ». La dénonciation de cet acte a poussé le président de la transition, le colonel Assimi Goïta a rectifier le tir en prenant un décret a dit Ousmane Padia Coulibaly.
”Nous recherchons à travers cette conférence de presse à inviter nos autorités à respecter à la lettre les recommandations des assises nationales. De respecter la volonté du peuple malien en faisant appliquer les recommandations des assises nationales concernant le Nko, le Massaba et le Tifina » a-t-il conclu
Aly Sylla





