Maladie pas très bien connue, et pourtant les chéloïdes affectent beaucoup de personnes au Mali. Des personnes qui sont pris en charge par des dermatologues. Le traitement qui peut s’étendre sur plusieurs années à cause de la nature de la maladie épuise physiquement et financièrement ceux qui sont atteints.

Qualifiée de maladie africaine et afro descendante à cause selon les spécialistes de prédispositions génétiques, les chéloïdes touchent de nombreuses personnes dont Bakary Kébé qui nous explique la manifestation de sa maladie « C’est une fois adulte que j’ai vu des boutons au niveau de ma poitrine. Ça commencé à me démanger. Et chaque fois que je grattais la plaie s’agrandissait ».

Cette maladie est prise en charge par des dermatologues dans les hôpitaux publics et structures privées de la capitale malienne. Au sein du cabinet Simpa Santé, le dermatologue, Dr Simpara Bakary nous explique pourquoi cette maladie est assimilée à une maladie africaine “Les chéloïdes nous les voyons en consultation. Ce sont des personnes souvent prédisposées. Il y a souvent des parents qui ont déjà eu la maladie. Nous avons des taux de 1 à 5% de patients que nous consultons qui ont la maladie

Cette maladie qui se traite souvent sur la durée a souvent des causes héréditaires. Bakary Kébé, patient du Dr Bakary Simpara depuis 2 ans, avoue qu’il a sa petite sœur qui est aussi atteinte de cette maladie « Dans ma famille, il y a ma sœur qui la même maladie. Elle est mariée avec six enfants. Elle était venue pour le traitement à Bamako, il y avait du mieux elle est retournée. Mais j’ai appris que la maladie a encore repris. »

Au Mali la base du traitement des chéloïdes par les spécialistes  sont des corticoïdes injectés dans la masse, la chirurgie qui peut présenter des risques de récidives et le traitement par le froid qui lui, amoindrit les risques de récidives. D’autres méthodes de traitements commencent à faire leur apparition.

« Le laser peut être utilisé, c’est n’est pas beaucoup chez nous mais ça améliore la texture de la chéloïde. Il y a aussi la chimiothérapie qui est une pratique que nous commençons à connaitre et qui a montré son efficacité dans la prise en charge » dit Dr Bakary Simpara.

L’autre facteur qui rend le traitement long selon le spécialiste, c’est le temps mis par les patients avant de venir dans les structures sanitaires. “ici, au tout début de la maladie, elle est assimilée à un sort et donc le traitement se fait d’abord chez les tradipraticiens” dit Dr Bakary Simpara.

Mohamed Dagnoko