L’économisme Étienne Fakaba Sissoko a comparu ce lundi 07 Octobre devant la cour d’appel de Bamako. Lui et ses conseils avaient introduits une demande de mise en liberté provisoire.
Devant les juges, Étienne Fakaba a expliqué les motivations de cette demande de liberté provisoire. Il s’agit tout d’abord selon lui de prendre soins de sa Maman qui est diabétique et de pouvoir mieux encadrer ses enfants en cette veille de rentrée scolaire. En prison depuis 7 mois, il dit avoir lui-même des soucis de santé liés à son diabète.
Admis selon lui au concours du CAMES dans le domaine des sciences économiques alors qu’il était en détention, cette liberté provisoire doit lui permettre de produire des articles scientifiques pour réussir la phase finale de ce concours.
Etienne dit aussi avoir soucis de ses nombreux étudiants à la faculté des sciences économiques. Des étudiants qu’il a hâte de retrouver.
Autant d’arguments soutenus par son avocat Me Mahrouf Sacko qui a pris l’engagement que son client na va pas quitter le territoire national et ne sera en aucun cas une menace pour la suite du processus avant le jugement au fond de cette affaire en appel. Au nom de son client, il a pris l’engagement “qu’aucune question sensible ne sera abordée par Étienne Fakaba en public ou en privé avant la fin de la procédure”.
Si le procureur s’est dit opposé à cette demande de mise en liberté provisoire mettant en avant les termes utilisés dans le livre : propagande, harcèlement, il a aussi estimé que le fait pour Étienne Fakaba Sissoko de se retrouver en prison une deuxième fois pour « atteinte au crédit de l’État » n’est pas de nature à plaider en sa faveur.
Après avoir minutieusement écouté Étienne Fakaba sissoko et son avocat et le ministère public, le juge a décidé de délibérer sur la question le 14 Octobre prochain, soit dans une semaine.
Arrêté le 25 mars 2024 et condamné le 20 Mai à deux ans de prison dont une année ferme avec une amende de de trois millions pour la publication de son livre « Propagande, Agitation, Harcèlement : la communication gouvernementale sous la transition », l’avocat d’Étienne Fakaba Sissoko se dit confiant en attendant la décision de la cour d’appel.
Mohamed DAGNOKO





