<< Woooouh !!! J’adore tonton Salif! Longue vie à toi le maestro. Je viens uniquement au festival à cause de lui >>, indique Abdoulaye Touré avec des cris de joie, un grand fan de l’artiste, venu avec son groupe d’amis (jeunes hommes et filles)pour être une fois de plus témoin d’une prestation de haut niveau de l’enfant de Djoliba.

C’est aux environs de 00heures 30 minutes que le chanteur  Malien Salif Keïta, âgée de 76 ans a fait son apparition sur scène la nuit du vendredi 7 au samedi 8 février au bord du fleuve Niger pour une prestation de plus de 45 minutes (6 morceaux joués) lors de la 21 édition de Ségou’Art, festival sur le Niger.

Tout au long de sa prestation, l’artiste, malgré son âge a tenu en haleine un public venu nombreux pour le concert géant.

Habillé en ténu traditionnel, un grand boubou de couleur marron accompagné de son traditionnel chapeau et ses lunettes de couleur noire, le cheval blanc du Mandé apparaît sur le podium tenant une canne à la main droite, avançant doucement vers le micro sous les cris des ambianceurs. Comme on le dit : “l’âge ne pardonne pas“.

Malgré, il tient bon. La passion domine. Moins vivace, la main gauche sur la poitrine, quelques fois en direction du ciel, il fait des mouvements timide en avant, en arrière, à droite et à gauche fixant le public et ses deux accompagnatrices sous les mélodies de son premier morceau “Seydou“. Avec Salif le temps passe très vite. Il enchaîne avec le titre”Ne diaranini” ( mon amour) avec sa douce mélodie et voix avec son accent mandingue, sous les cris de joie de la foule.

Après une dizaine de minutes, il entame son troisième titre de la soirée en s’adressant à son public en ces termes : << Est ce que ça va ? J’ai une question pour vous ! Nous dormons où bien nous sommes réveillés ? On nous fait plus ça hein, l’Afrique est réveillé. Alors nous sommes réveillés >>. Ainsi introduit t-il son troisième morceau intitulé “Nous sommes réveillés” “Les Africains sont réveillés ” dans un climat ambiant avec des pas de danse cadensés.

Son quatrième morceau de la soirée était : ” eh Nin bi ne fai a fô yé“. Pour adoucir les cœurs des amoureux. Après un temps de pause, l’artiste pointe du doigt  vers la chorégraphe Habiba Maïga, venue faire un magnifique performance en disant : << Je vous présente la meilleure danseuse du Mali, sinon de l’Afrique. Elle a eu beaucoup de trophées. Elle c’est Habiba! Habiba, merci beaucoup !>>.

Sous la mélodie de cette chanson “M’bi fè” ( je t’aime) ses instrumentistes se sont exprimer à travers leurs instruments : la Kora, le guitare, la batterie, la calebasse et le Djembé, accompagnés des pas magnifiques de danse de Habiba Maïga. Tous des professionnels doués dans leurs domaines.

Avant d’enchaîner le cinquième morceau avec le titre “Yombô Yombô“. Il clot sa prestation de la soirée avec un sixième morceau “Sin na don lama lé” (La danse du sein). Un titre repris en choeur par un public conquit et suspendu au mélodies de l’artiste

Moussa Sékou Diaby