Les ministres des Affaires Étrangères des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont retrouvés à Bamako pour une réunion autour du pilier diplomatie de la confédération. Il s’agissait de faire un bilan de parcours, passer en revue l’actualité africaine et internationale et surtout revisiter les positions pour adopter une posture harmoniser.

Créée en Septembre 2023 et devenue confédération en juillet 2024, l’Alliance des États du Sahel est bâtit sur trois piliers que sont : la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement. Les ministres en charge du volet diplomatique viennent de se retrouver à Bamako pour faire le bilan de pilier.

« Le pilier diplomatie de la confédération prend une part importante comme nous le savons de cette feuille de route dans un contexte marqué par les interférences extérieures  qui entravent la  mise en œuvre sereine de notre œuvre commune » a dit Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires Étrangères du Mali.

Lors de cette réunion, en plus des échanges sur l’orientation et la position de la confédération sur le plan diplomatique, il a été question des échanges engagés avec la CEDEAO dont les membres de l’alliance se sont retirés en janvier 2024.

« La présente réunion sera l’occasion d’échanger sur la poursuite du dialogue avec la CEDEAO. Nous avons eu ici à Bamako une séance de travail pour échafauder un plan  dont la mise en œuvre va commencer incessamment » a informé Karamoko Jean-Marie Traoré ministre des Affaires Étrangères du Burkina Faso.

Si  selon les ministres en charge des Affaires Étrangères de l’AES la diplomatie  se porte aujourd’hui bien, il en est de même pour le premier pilier qui la défense et la sécurité comme le témoigne le ministre Bakary Yaou Sangaré du Niger dont l’aéroport du pays vient de faire l’objet d’une attaque terroriste.

« Notre aspiration à relever  ensemble le défi sécuritaire s’est concrétisée par la force conjointe de l’AES dont les succès sont visibles sur les théâtres des opération. Ce qui renforce notre conviction que la sécurité ne saurait être sous traitée » croit Bakary Yaou Sangaré, ministre des Affaires Étrangères du Niger.

Engagés dans un processus sectoriel pour une transformation structurel des économies, la création de la  Banque Confédéral de l’Investissement et du Développement pour financer les projets structurants et intégrateurs témoigne de la bonne santé du troisième pilier.

Mohamed Dagnoko