Au chapitre des communications du conseil des ministres de ce mercredi 06 Mars, on peut lire que le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation a informé de la « dissolution de l’Association dénommée Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko ».
Créée en 2019, l’association aux dires du ministère « depuis un certain temps s’adonne à des activités contraires à ses objectifs et à son statut ».
Elle serait devenue toujours selon cette communication « un véritable organe politique de déstabilisation et de menace pour la sécurité publique ».
Une accusation à laquelle la CMAS a répondu en publiant le contenu de son récépissé obtenu le 05 décembre 2019. “La CMAS, association à caractère politique…qui a pour objectif de participer à la veille citoyenne pour le respect des valeurs républicaines et la promotion de la bonne gouvernance“.
Pour justifier cette décision, le département reproche au président de la CMAS sa sortie du 07 Octobre 2023 suite à l’annonce du léger report de la présidentielle. Cette sortie est jugée dénigrante pour les autorités de la transition.
Les rencontres à l’extérieur du pays de personnalités étrangères sur des questions nationales sans l’autorisation des autorités, le non dépôt des rapports d’activités depuis sa création sont entre autres arguments avancés pour justifier cette décision.
Pour certains observateurs, l’inscription de la CMAS au sein de la synergie d’action pour le Mali n’est pas étrangère à cette décision. Rappelons que le 24 février dernier, lors d’une sortie largement relayée, la synergie a critiqué “la décision unilatérale” des autorités de reporter la présidentielle.
Plus critique, la synergie avait dit que « ces autorités ont montré leur limite » et qu’il était inacceptable que quelques maliens prennent tout un peuple en otage.
A cela il faut ajouter la nouvelle campagne « un malien une bougie » récemment lancée par la CMAS pour narguer l’incapacité de EDM à résoudre le problème de la fourniture du courant.
Une campagne qui, il faut le dire, est en train peu à peu de prendre de l’ampleur sur les réseaux sociaux. Les gens y ayant trouvé une alternative aux marches et mobilisations devenues quasi impossibles.
Aly





