C’est l’histoire rocambolesque qui s’est produite en Côte d’Ivoire  dans un village de la sous-préfecture de Bengassou.

Ici, ce sont les forces de l’ordre qui semaient le désordre. Il s’agit de gendarmes qui, chargés de lutter contre l’orpaillage illégal faisaient bien leur boulot dans la journée. C’est-à-dire qu’au nom de la loi, ils traquaient et démantelaient les sites clandestins d’orpaillages

Leur bravoure à la tâche et à faire respecter les textes de la République aurait amplement mérité la reconnaissance de la nation pour avoir sauvegarder la faune, la flore et préserver la vie des paisibles citoyens ivoiriens.

Mais en réalité, nos trois gendarmes,  chassaient de jour les orpailleurs pour pouvoir eux-mêmes, chasser et  chercher tranquillement l’Or sur les mêmes sites une fois la nuit tombée.

Impossible de dire depuis combien de temps ils s’adonnaient à cette pratique et combien ils ont pu récolter dans le trafic qu’ils étaient chargés de combattre.

Est-ce leur zèle du matin et leur disparition soudaine chaque soir qui a fini par alerter les jeunes de Tokro ? En tout cas, les jeunes ont senti que quelques choses n’étaient pas clair dans l’affaire de ces trois gendarmes dévoués plus que la normale.

Ils n’avaient pas tort. Leur stratagème mis en place pour traquer les gendarmes qui tronquaient leurs tenues contre les haillons d’orpailleurs le soir a fini par payer.

Pris en flagrant délit de fouille profonde de la terre en quête d’Or, les gendarmes ont été mis aux arrêts par les jeunes du village de Tokro.

Ce fait insolite qui a été largement partagé sur la toile ivoirienne  a fini par soulever la question de qui  se trouve réellement derrière ce business de l’orpaillage ?

La réponse à cette question va certainement permettre de dépasser le simplisme du vieux et ancien journaliste, Venance Konan pour qui, toute cette affaire d’orpaillage en Côte d’Ivoire et une histoire de maliens et de burkinabés.

Mohamed Dagnoko