Pendant 4 jours, et au cours d’une dizaine de panels et de tables rondes, les acteurs des médias du Mali et d’une dizaine pays ont planché sur la souveraineté narrative au sein des médias africains. Ces échanges ont eu lieu dans la cadre de la première édition du Forum Panafricain des Médias organisé par la Maison de la presse du Mali avec le Maroc comme pays invité d’honneur.

Les rideaux sont tombés sur la première édition du Forum Panafricain des Médias à Bamako. Il s’agissait à travers ce forum d’unir les voix et renforcer les liens entre les médias d’Afrique. Tour à tour des experts ont développé des thèmes en lien avec la formation, la collaboration entre médias, le respect de l’éthique et de la déontologie. Un travail qui a abouti à « appel de Bamako ».

« Pour une souveraineté narrative africaine reprendre le contrôle du récit africain, nous revendiquons le droit légitime des africains à raconter leur propre histoire à définir leur réalité et à porter leur imaginaire dans l’espace médiatique mondial. Nous refusons les représentations simplistes, stéréotypées qui réduisent l’Afrique à un continent de crises permanentes » a lu Dr Fatoumata Fofana dans l’appel de Bamako.

Dans la droite ligne de cet appel de Bamako, il s’agit selon le président de la maison de la presse de faire en sorte que la liberté de la presse soit garantie, faciliter un accès aux informations pour permettre aux journalistes de jouer pleinement leur rôle.

« Le principe de la lutte contre les extrémismes et surtout le terrorisme  a clairement été évoqué. Il s’agit pour les médias d’être responsables de ne pas être dans les extrêmes, des extrêmes qui ne profitent à personne » a dit  Bandiougou Danté, président de la maison de la presse et organisateur de ce forum.

Les journalistes venus de plusieurs pays ont apprécié l’idée de cette initiative dans contexte marqué par la toute-puissance de certains médias internationaux qui souvent imposent un narratif qui n’est pas la réalité.

« Le contexte malien s’impose avec la crise. Les témoignages ont fusé, moi en tant que sénégalais j’ai entendu des choses avant mon arrivées qui se sont avérées fausses une fois sur place. C’est pourquoi il est aujourd’hui important de reprendre le contrôle de notre narrative, de donner la bonne et la vraie information au monde » estime Sambou Biagui, président de la maison de la presse du Sénégal.

La remise d’attestations autour d’un dîner avec des discours du ministre de la communication, de l’Ambassadeur du Maroc ont mis fin à la cérémonie.

Mohamed Dagnoko