
Au Mali, les journées internationales qui sont célébrées sont à foison. Mais s’il y a bien une que nous devons célébrer et qu’on ne le fait pas c’est bien celle relative aux personnes disparues célébrée chaque 30 Août, donc aujourd’hui dimanche.
Dans un pays en crise depuis plusieurs années et où la migration est un phénomène sérieux, nombreuses sont les familles qui sont sans nouvelles des leurs depuis longtemps.
Célébrer cette journée, serait une façon d’être solidaires de cette mère de famille à Mahina, qui depuis plus de 10 ans a vu son fils prendre ses baluchons pour rejoindre l’Eldorado. Depuis cette date, ces journées ne sont plus les mêmes, ses nuits sont agitées, elle est partagée entre espoir et désespoir car n’ayant aucune nouvelle de son fils.
Comme cette mère, ce sont de nombreuses familles qui sont dans ces situations et espèrent qu’un jour, les personnes disparues réapparaitrons pour mettre fin à la longue attente.
« Savoir qu’on a perdu un proche en tentant de traverser l’océan est certes difficile mais pas plus difficile que de ne pas savoir ce qu’il devient. Dans le premier cas on peut faire notre deuil mais dans le second cas, il est impossible de le faire. On reste bloqué, on arrive pas à franchir le cap et le plus souvent nous nous perdons nous-mêmes » cet avis glacial d’un cadre travaillant dans l’humanitaire témoigne de toute la difficulté que vivent aux quotidien les familles des personnes portées disparues.
Si l’immigration est une cause importante de disparition au Mali, s’y ajoute la crise sécuritaire depuis quelques années. Les membres d’une même famille dispersées lors d’attaques de groupes armées et qui n’ont jamais pu se retrouver, des familles qui restent sans nouvelles de leurs fils engagés sur es théâtres des opérations, ce n’est pas ce qui manque aujourd’hui.
En plus des efforts qui sont déployés par les organismes et les structures, célébrée cette journée en montrant toute la sympathie du peuple à ces familles peut renforcer leur l’espoir. Cet espoir qui est d’ailleurs la seule chose qui leur reste.
La Croix Rouge Malienne qui d’habitude fait vivre cette journée, cette année a posté sur sa page Facebook les retrouvailles qu’elle a pu organiser entre un adolescent et sa famille.
Les émotions dans cette vidéo encouragent à faire davantage pour la reconstitutions des familles.
Aly Sidibé




