Emprisonné depuis mai 2025, accusé d’avoir “incité” au massacre de Mandakao lors duquel 42 personnes, “majoritairement des femmes et des enfants”, ont été tuées le même mois, l’opposant tchadien, Succès Masra vient de bénéficier avec huit autres personnes de la grâce présidentielle.
Ancien Premier ministre et chef du parti les Transformateurs, il purgeait depuis plus d’un an une peine de 20 ans de prison ferme. Celui qui avait été contrait à l’exil au Cameroun en fin 2022 suite à une manifestation violemment réprimée, était rentré un an plus tard au pays pour occuper le fauteuil de Premier ministre.
Mais pour Succès, cette grâce qui n’efface pas son casier judiciaire car la condamnation subsiste n’est pas l’idéal. Lui qui est déjà arrivé deuxième à l’élection présidentielle et souhaite se représenter veut plutôt d’une amnistie.
Autre grâce présidentielle qui a surpris plus d’un après celui du Tchadien Mahamat Itno, est celle du Président de la transition malienne, le Général d’Armée Assimi Goïta.
En effet, il a accordé sa grâce à l’ancien de la DGSE française, Yann Vizilier qui était condamné à 20 ans de prison pour son implication dans une tentative de coup d’État au Mali.
Dans la foulée, plusieurs familles maliennes ont appris la libération de 82 militaires qui étaient retenus en otage depuis les évènements du 25 Avril dernier.
Bien avant ces deux grâces, le Roi du Maroc, comme à chaque fête du trône a lui aussi gracié 1788 personnes.
Ici, avec la série de jugements qu’il y a lieu en ce moment, l’on espère qu’une fois fixés sur leur sort, les condamnés pourront à l’occasion de la fête d’indépendance du 22 Septembre eux, aussi bénéficier de la grâce présidentielle.
Mohamed Dagnoko





