Tout comme l’année 2025, l’année 2026 a été aussi consacrée année de la culture par les autorités de la transition malienne. Le département de la culture multiplient les initiatives et les soutiens aux artistes pour faire de cette volonté des autorités une réalité sur le terrain en valorisant le patrimoine culturel malien. C’est dans ce cadre que le maître Abdoulaye Konaté, très connu au Maroc pour ses œuvres dans les trains expose depuis le 01 Septembre au Musée national.
Pour revitaliser le Musée Nationale du Mali comme souhaité par le ministère de la culture, le maître Abdoulaye Konaté présente une exposition dénommée « l’âme des signes ». Sur 50 Œuvres amenées, ce sont 37 qui ont pu trouver place compte tenu des tailles des œuvres. Des œuvres qui traitent de l’actualité
« La première grande ligne c’est sur des thèmes de société, la souffrance humaine, les problèmes entre la Palestine et Israël, les problèmes de peine de mort, les problèmes du Mali et le problème du djihadisme en Afrique » souligne l’artiste peintre.
Au-delà de l’actualité, le travail de Abdoulaye est celui d’un artiste en perpétuel recherche de sens, d’où les couleurs et les symboles qui sont les âmes de ses œuvres.
« J’essaie de comprendre le cheminement créatif de nos anciens et de là, j’ajoute ce que nous avons appris à l’école pour faire passer leurs messages aux générations actuelles et futures » explique-t-il.
Ce patrimoine de savoirs, de création afin de transmettre la culture malienne aux jeunes générations est le sens même de cette exposition et de la volonté des autorités de hisser la culture au sommet de la politique de développment.
« J’invite la jeunesse à porter un regard sur la qualité des œuvres de Abdoulaye Konaté et surtout de comprendre qu’on peut naître au village travailler avec ambition, rigueur et exigence pour créer des œuvres de valeurs internationales et de qualités exceptionnelles. Il arrive à faire des œuvres qui font le lien entre nos réalités locales, c’est-à-dire nos traditions et l’avenir. Il parvient à en faire un langage d’une portée universelle » dit enthousiaste le ministre de la culture, Mamou Daffé.
Ce pont entre la tradition et la modernité restera exposé jusqu’au 30 Septembre prochain.
Mohamed Dagnoko





