Dans un contexte de crise qui a occasionné selon les chiffres d’organismes internationaux plus de 378 mille personnes déplacées en fin 2024, la jeunesse malienne entend jouer sa partition. C’est ce qui justifie cette formation initiée par l’Association pour la Promotion des Jeunes et Enfants Communicateurs à l’endroit de 20 jeunes déplacés et de la société civile en vue de renforcer leur capacité.
Sur les plus de 378 mille personnes déplacées, les jeunes constituent 66%. Cette formation de l’APJEC à l’endroit de 20 d’entre eux et des membres de la société civile vise à promouvoir la cohésion sociale et la citoyenneté active. Une activité qui entre dans le cadre de son projet dénommé « jeunes : tisserands de paix et de cohésion sociale ».
« L’objectif est de contribuer à renforcer la participation et l’engagement des jeunes, à saisir des opportunités mais aussi à participer aux thématiques comme la paix, la cohésion sociale, les questions d’emplois et le dialogue inter culturel » a dit Rokiatou Sylla, coordinatrice technique du projet engagement de la jeunesse au Sahel.
Cette formation de 24 heures a permis de doter les participants de techniques de communication, d’écoute active et de médiation.
« Ces jeunes formés vont mettre en place des espaces de causeries entre jeunes qui vont regrouper entre 20 et 30 jeunes pour parler de paix et relever les difficultés. L’idée étant de faire ensuite un plaidoyer lors de l’activité finale que nous avons appelé agora jeune » selon Habibatou Dicko, responsable de l’APJEC
Il s’agit aussi à travers cette activité de prévenir les conflits et de promouvoir la citoyenneté au sein des communautés en dotant les déplacés et les communautés hôtes d’outils et de connaissance pour cultiver la paix et le vivre ensemble.
« La cohésion sociale tient à cœur aux maliens. C’est donc bien que nous jeunes et les personnes déplacées soyons formés pour faire face aux défis » estime la participante, Oumou Sidibé.
Mené en partenariat avec le projet engagement de la jeunesse au Sahel, ce projet est mis en œuvre dans six pays dont le Sénégal, Le Burkina, la Mauritanie et le Tchad.
Mohamed Dagnoko





