Sur la télé Sahel, le capitaine Roger Gabriel, commandant de compagnie au premier bataillon parachutiste a fait un témoignage de ce qui s’est passé dans la nuit du 28 Août au 29 Août à Niamey. Un témoignage basé sur les appels qu’il a reçus de hauts gradés de différents pays qui selon lui témoignent du sponsoring extérieur de cette mutinerie qui a tourné court.
Réveillé selon lui par les tirs en provenance de la base 101, il dit avoir tout de suite appelé son commandant de bataillon pour lui faire part des évènements en cours. Il dit avoir ensuite reçu l’ordre de « faire percevoir les armes » à ses hommes pour sécuriser le camp et attendre les ordres de la hiérarchie car selon lui, à ce moment chacun pensait qu’il s’agissait d’une attaque terroriste.
« après la perception des armes nous avons sécurisé le camps nous avons aussi reçu l’ordre d’aller sécuriser le 2èmepont. De retour du 2ème pont, les éléments qui nous accompagnaient nous ont informé du passage de garde présidentielle en direction de la base aérienne » a-t-il dit.
C’est après ça qu’i dit avoir appelé le capitaine Moustapha de la garde présidentielle qui lui a dit qu’il était en mission. Il dit avoir ensuite appeler d’autres éléments de la garde présidentielle qui lui ont donné des ordres à suivre.
« Un peu plus tard dans la nuit, j’ai été appelé par plusieurs éléments du BSR qui étaient en train de prendre la base aérienne. Il s’agit du capitaine Kader, du capitaine Nasser , le capitaine Abdulfattah et le commandant Mayassi qui nous ont demandé de les renforcer. Initialement ayant pensé que c’était une attaque terroriste, nous avons fait le compte rendu à notre commandant de bataillon comme quoi, l’unité engagé dans le feu avait besoin d’un appui et c’est là que le commandant de bataillon nous a confirmé qu’il s’agissait d’un affrontement entre le Bataillon de Sécurité et de Renseignement et la garde présidentielle. Donc à partir de ce moment, nous avons intelligemment repoussé toutes les propositions faites par le BSR de les renforcer» détaille le capitaine Roger Gabriel.
Les appels venus d’autres pays
Selon lui, en début de matinée, il a reçu l’appel d’un camarade tchadien, le Colonel Hassana qui voulait savoir si c’était une attaque terroriste qui se produisait à Niamey. Il dit lui avoir répondu que ce n’était pas le cas mais plutôt un affrontement entre une des unités et la garde présidentielle à la base 101.
« Il m’a ensuite rappelé une deuxième fois pour m’expliquer qu’une intervention serait en cours à partir de leur pays, pilotée par leurs autorités et et les forces spéciales françaises pour venir en soutien à ceux qui ont pris la base 101 » charge le capitaine Roger Gabriel.
« j’ai ensuite reçu un appel de membres de la famille de l’ancien président Bazoum qui m’ont demandé la situation en me disant que certains partenaires étaient prêts à intervenir au profit de ceux-là qui étaient à la base 101. Ils parlaient notamment du président béninois qui était en déplacement en Côte d’Ivoire et qui est revenu au Bénin pour mettre en place une cellule de crise et être éventuellement appuyé par la Côte d’Ivoire et les forces spéciales présentes dans ce pays. Ils disaient également avoir tous les feux verts au niveau de la CEDEAO pour intervenir » affirme-t-il.
Il dit ensuite avoir été contacté par plusieurs numéros de la France, de Dubai et de la Belgique auxquels il dit ne pas avoir répondu car ayant pris conscience de ce qui se tramait.
Entre messages WhatsApp, il dit avoir reçu l’appel du chef d’état-major de l’armée de l’air du Tchad qui assurait qu’ils « allaient faire une intervention ».
Avant de passer à télé Sahel, le capitaine Roger Gabriel dit avoir fait un compte rendu fidèle de tous ces évènements à sa hiérarchie.
Mohamed Dagnoko





