Du 20 au 22 Octobre se tient à Bamako le colloque international de la cour constitutionnelle. Ce colloque auquel le Maroc est le pays invité d’honneur a pour thème « place et rôle du juge constitutionnel dans la refondation de l’État ». Il s’agit à travers les travaux de ces 3 jours, de clarifier la posture du juge constitutionnel dans un pays en crise comme le Mali.
En juillet 2023, le Mali s’est doté d’une nouvelle constitution. Une constitution qui accorde une place importante à la refondation. Avec les nombreux courants et définitions qui entourent ce nouveau concept constitutionnel, il était important pour la cour constitutionnelle du Mali d’organiser un colloque et y invité plusieurs experts du continent pour en parler.
« Les communications qui nous seront livrées par les excellents universitaires étrangers et nationaux nous édifieront largement sur le dorénavant concept constitutionnel de la refondation dans ses différentes définitions, son mode d’utilisation dans la compréhension des textes et les mécanismes appropriés pour atteindre ses objectifs majeurs de rendre la justice au nom du peuple malien et pour le bien du peuple malien » selon Amadou Ousmane Touré, président de la Cour constitutionnelle du Mali.
Compte tenu de son expérience et de son expertise dans le domaine de la refondation politique et institutionnelle, le Maroc a été fait pays invité d’honneur. Après avoir rappelé les relations séculaires entre les deux pays, le soutien constant du Maroc au Mali, le président de la cour constitutionnelle du Maroc a dit comprendre la délicatesse de la mission du juge constitutionnel dans un contexte de transition et a proposé plusieurs pistes de réflexions dont une tiré de l’exemple marocain et basée sur l’aspect religieux.
« La troisième dimension est plutôt singulière et spirituelle car la conciliation entre sécurité et liberté se joue aussi dans les consciences. L’extrémisme violent se nourrit d’une lecture dévoyée de la religion il faut donc lui imposer la religion elle-même dans sa vérité, un islam du juste milieu pour une nation de la tolérance et de la mesure » a indiqué Mohamed Amine Benabdallah, président de la cour constitutionnelle du Royaume du Maroc.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre, le Général de Division, Abdoulaye Maïga a insisté sur l’importance du rôle du juge constitutionnel dans un contexte de refondation. Un rôle qui vise surtout à préserver la stabilité des institutions.
« Dans l’exercice des compétences qui lui sont dévolus, le juge constitutionnel contribue à apporter des réponses juridiques aux questions constitutionnelles à prévenir ou à résoudre des conflits de compétences à garantir la régularité du fonctionnement des institutions » a dit le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga
Le Sénégal, la Mauritanie, la Centrafrique, le Burkina et le Niger sont entre autres pays invité à ce colloque qui prendra fin le 22 Octobre.
Mohamed Dagnoko





