À Bamako, 24 heures après la reprise de la ville de Kidal par les forces armées maliennes, les discussions tournent autour de cette action. Dans les groupes de discussions l’on se réjouit et espère que ce retour est un retour définitif.
Dans ce groupe de discussion en plein cœur de la capitale, l’on dévisse sur la reprise de Kidal autour du thé fumant. Si cette deuxième reprise de la ville après celle de novembre 2023 suscite moins d’expression de joie cela à bien une explication.
« En fait nous avions grand espoir que l’armée allait reprendre la ville et venger la mort du Général de corps d’Armée Sadio Camara. Le rapport de force est nettement en faveur de nos forces armées, donc la reprise de Kidal n’était qu’une question de temps et c’est ce qui vient de se passer seulement après 165 jours alors que la reprise de 2023 est intervenue après plus de 12 ans d’occupation » indique Aboubacar Berthé entre deux gorgées de thé.
Dans la presse, les titres rivalisent pour accrocher les lecteurs. Le Républicain titre sombrement là où Nouvel Horizon réaffirme la maliennité de la ville de Kidal. Cette joie de voir Kidal revenir dans le giron de la république s’étend dans les grins de causerie.
« Nous sommes vraiment très content que Kidal revienne dans le giron du Mali. C’est une partie du pays, il faut le comprendre une bonne fois pour toute. Nous saluons le courage de nos forces armée » se félicite Kaou Traoré, le photographe du Grin.
Pour une ville qui a changé de mains au moins 06 fois dans l’histoire du Mali, pour certains, cette énième reprise doit être mis à contribution pour définitivement taire les divergences et éviter les escalades de violences.
« Nous souhaitons maintenant qu’un dialogue franc et direct soit instauré entre les différentes parties sans intermédiaires. Il le faut pour éviter que cette région soit toujours au centre de querelles couteuses en énergies et en vies humaines » propose Ousmane Morba.
Mais en attendant, conformément à la volonté des forces armées, le quotidien l’Indépendant estime qu’il faut mettre le cap sur Tinzawaten et Tessalit.
Mohamed Dagnoko





