À Bamako, les femmes du Sahel et des pays côtiers se retrouvent pour plancher pendant 3 jours sur leur rôle et leur leadership. Objectif, contribuer significativement à prévenir et à trouver des solutions aux nombreuses crises sur le continent. Une initiative soutenue par ONU Femme, la mission de l’Union Africaine pour le Sahel et l’Ambassade des Pays bas au Mali.

Elle sont du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Bénin et du Togo. Ces femmes du Sahel et des pays côtiers ont décidé de se donner la main pour travailler à ce qu’elles puissent peser  dans les instances de décisions et ainsi apporter leur leadership et leurs propositions face aux défis du continent notamment ceux sécuritaires.

« Cette rencontre de Bamako doit marquer un tournant, faire avancer les plans d’actions nationaux et construire un mouvement régional fort. Passons des témoignages aux décisions et des recommandations aux résultats » a suggéré  Hanaa Singer-Hamdy, la coordinatrice résidente des Nations Unies au Mali

Pendant trois jours, experts nationaux et internationaux vont plancher sur des questions de paix, de sécurité et la promotion des droits des femmes. Des thématiques qui bénéficient du soutien de l’ambassade des Pays Bas.

« Nous pouvons être fiers des résultats probants atteints par ce programme notamment le renforcement des capacités institutionnelles et de mobilisation de ressources des organisations féminines, la conduite d’actions de plaidoyer sur la prévention, la négociation et la gestion des conflits communautaires ainsi que l’émergence de réseaux régionaux de femmes pour la paix » a indiqué Erik De Feijter, Ambassadeur des Pays-Bas au Mali

La participation des femmes aux discussions sur les processus politiques et les discussions sur la paix et les conflits  constitue une opportunités et aussi une nécessité en faveur de la sécurité et de la stabilité durable.

« Vous voir en aussi grand nombre à Bamako est un signe de grande solidarité pour le Mali, pour le Sahel parce que nous avons traversé des périodes extrêmement difficiles au cours des dernières années et ce que nous attendons de nos frères africains ce n’est pas nécessairement de l’argent c’est l’empathie, la solidarité et la présence » s’est réjoui Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires Étrangères

Les travaux de ces 3 jours doivent favoriser l’implication des femmes dans les différents mécanismes de prises de décisions.

« Il est impérieux de renforcer le rôle des organisations de femmes dans les dynamiques de paix à travers leur implication active dans la gouvernance en favorisant leur participation dans des conditions équitables aux mécanismes de préventions, de médiations et de négociations » a souhaité Diarra Djénéba Sanogo, ministre de la promotion de la femme dans son discours d’ouverture. 

Des recommandations fortes sont attendues de ces travaux soutenus par les Nations-Unis, l’Union Africaine et les Pays Bas.

Mohamed Dagnoko