« Il ou elle est revenu(e), donc il ou elle a échoué. » Cette perception, encore présente dans certaines communautés, contribue à stigmatiser les personnes migrantes qui rentrent chez elles. Pourtant, le retour peut aussi représenter une nouvelle étape, une reconstruction et parfois même une opportunité pour toute une communauté.

Revenir après une expérience migratoire ne signifie pas nécessairement avoir échoué. Pour certaines personnes, le retour est volontaire et peut être accompagné par des dispositifs destinés à faciliter leur réintégration sociale et économique.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 33 000 personnes migrantes ont été accompagnées dans leur retour volontaire en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale en 2022. Une partie importante de ces personnes a bénéficié d’un accompagnement destiné notamment à favoriser leur réintégration et à leur permettre de reconstruire leur projet de vie.

Au-delà des chiffres, chaque retour représente une histoire personnelle. Certains migrants reviennent avec de nouvelles compétences, une expérience professionnelle, des idées ou encore l’envie de créer une activité dans leur communauté.

Le regard de la société joue alors un rôle essentiel. Accueillir une personne de retour sans jugement peut faciliter sa réintégration et lui permettre de retrouver progressivement sa place dans sa famille et dans sa communauté.

La réintégration ne doit donc pas être perçue uniquement comme la responsabilité de la personne qui revient. Familles, communautés, autorités, organisations et acteurs locaux ont tous un rôle à jouer pour créer un environnement favorable.

Changer le regard porté sur le retour, c’est aussi reconnaître les efforts, les expériences et les capacités de celles et ceux qui reviennent.

Revenir n’est pas forcément reculer. Parfois, c’est simplement prendre un nouveau départ.

Partenaire/source : Organisation internationale pour les migrations (OIM), Reintegration of Returning Migrants in West Africa, 2022, notamment p. 37 et p. 69.

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