L’enfant de Bambali, celui qui par son talent fait lever des foules dans tous les stades du monde vient de faire lever les foules au Sénégal et en Casamance et au-delà non pas pour ses talents de sportif mais pour son altruisme.

En posant la première pierre d’un grand projet  agricole, il prévoit à travers ce projet qui va coûter plus de 11 milliards de Fcfa de traiter 8 500 tonnes de mangues par an.

Un projet selon Sadio Mané qui vise à « réduire les pertes post-récolte, renforcer la transformation locale et développer des débouchés sur les marchés sénégalais, africains, européens et moyen-orientaux ».

Ça c’était pour le projet. Mais cet article met  l’accent sur la prise de parole de Sadio Mané en Diola, cette langue parlée en Casamance. S’il l’a fait pour mieux se faire comprendre des siens, et bien, il s’est fait entendre et comprendre jusqu’au bord du fleuve Djoliba au Mali.

Si cette langue est parlée surtout au Sud du Sénégal et que Sadio n’a pas été compris par bon nombres de sénégalais dans ce dialecte, ce n’est pas le cas pour les maliens.

La Diola, ayant  de grandes similarités avec le Malinké, le Khassonké, le Bambara, le message délivré par SM10 a été compris par une grande partie de la population malienne en témoigne les nombreux repartages sur la toile malienne.

Pour ceux qui découvrent la langue, c’est un étonnement car ils le disent, pour eux, au Sénégal on ne parlait que le « wolof ».

Encore une fois, ces dialectes que nos pays ont en partage est le témoignage éloquent que les peuples sont les mêmes et partagent les même communauté de destin.

Aimé et adoubé par presque tous pour son talent et surtout pour sa modestie, Nanthio, après cette prise de parole s’est encore fait plus aimer par de nombreux maliens qui par la puissance de la langue le considère désormais comme un des leurs.

Mohamed Dagnoko