Ils sont au total 45 députés confédéraux à raison de 15 députés par pays membres de la confédération (Mali, Burkina, Niger). À Niamey c’est une nouvelle étape qui vient d’être franchie ce lundi avec l’ouverture officielle de la première session du parlement de la confédération des États du Sahel. Après le collège des chefs d’État et le conseil des ministres, l’organe législatif vient jeter les bases de rapprochements entre les institutions parlementaires des trois États.
« Les Organes législatifs de nos États sont engagés dans un esprit de dialogue permanent un travail de concertation afin de définir les mécanismes devant leur permettre d’accompagner efficacement l’intégration confédérale. Il nous appartient donc de faire des sessions confédérales des parlements de l’AES l’expression d’une conviction concrète » a dit Malick Diaw, président du conseil national de transition du Mali.
En plus d’une harmonisation des législations au niveau régional le parlement confédéral aura pour mission d’accompagner la gouvernance à travers des avis et recommandations formulés sur diverses questions. Un rôle de législateur qui passe par la traduction des aspirations populaires auprès des institutions de l’espace communautaire.
« Il revient de rapprocher d’avantage les institutions confédérales des citoyens, de porter leurs préoccupations et de contribuer à l’élaboration de réponses communes . il devra veiller à ce que l’intégration ne soit pas seulement l’affaire des gouvernements mais qu’elle soit comprise, portée et vécue par les populations » Mamadou Harouna Djingarey, président du conseil consultatif de la refondation du Niger.
Durant les prochains jours, les travaux de cette session confédérale permettront de renforcer la coopération entre parlements des trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Plusieurs recommandations sont attendues au terme de ces premières assises pour une réponse communes sur diverses questions d’intérêt régional.
Mohamed Dagnoko





