Bamako a abrité du 24 au 26 juin la 2ème édition des journées scientifiques Afrique Francophone et Fragilités dénommées AFRAFRA. Le thème retenu cette année est « la résilience des systèmes de santé face aux crises dans les pays du Sahel ». Chercheurs, Enseignants et professionnels de la santé ont planché sur comment soutenir la recherche dans les pays francophones notamment ceux en crises.
C’est pour combler le déficit de financements de recherches en français que le réseau Afrique Francophone et Fragilité (AFRAFRA) a vu le jour. À travers ses initiatives dont l’organisation de journées scientifiques le réseaux a pour objectif d’amener les bailleurs à financer les projets de recherches dans les pays francophones notamment ceux en crises comme ceux du Sahel.
« Nos journées scientifiques ont pour objectif de faciliter le dialogue entre les chercheurs et les décideurs. Pour cette année elle porte sur la résilience des systèmes de santé, comment est-ce que les systèmes de santé absorbent ou s’adaptent aux chocs et même comment il arrivent à se transformer pour continuer à fonctionner malgré les crises » dit le Pr Mohamed Aly Ag Ahmed, coordinateur du réseau Afrique Francophone et fragilité (AFRAFRA)
Avec 35 communications et 5 panels, ces journées sont aussi l’occasion pour les chercheurs de différents pays de partager les résultats d’études sur des sujets d’actualités comme la question des déplacés internes.
« Les populations déplacées ne sont pas visibles dans la prise en charge des soins de santé au Mali car faisant parties des populations vulnérables en générale. Les déplacés qui vont des zones rurales vers des zones urbaines sont liés à un nouvel interface qui est celui homme-animal- environnement qui change à travers le déplacement et qui est très peu étudié et qui a besoin d’être étudié pour prendre en charge les déplacés dans l’entièreté de leurs problèmes » résume Houssinatou Sy, chercheure en Belgique qui a fait a fait une communication sur le sujet.
Au-delà de l’accès aux financements des bailleurs, AFRARA travaille aussi à faire financer les recherches par les pays eux-mêmes d’où la notion de souveraineté sanitaire.
« De plus en plus il devient difficile au niveau mondial de mobiliser des ressources donc il nous faut mobiliser nos ressources à l’interne pour financer des priorités de recherches de nos pays » propose Fadima Yaya Bocoum, chercheure à l’institut de recherche en science de la santé au Burkina Faso.
L’organisation d’un concours d’articles de presse par l’Association Malienne du Journalisme Scientifique (AMJS) dans le cadre de cette journée avait pour objectif de contribuer à la vulgarisation des résultats de recherches.
« La santé c’est le secteur qui touche tout le monde et chacun a une responsabilité. Le journaliste qui a une responsabilité sociale envers sa communauté se doit d’informer et les résultats des chercheurs sont des sources fiables » estime Michel Mamba Coulibaly qui a remporté le grand prix du journalisme scientifique.
Un autre concours dénommé ma thèse en 180 secondes a vu des doctorants présentés des projets pertinents de thèses.
Mohamed Dagnoko





