Le 18 Mars dernier, les pays de la confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) dans un communiqué conjoint ont annoncé leur retrait de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Une décisions qui survient après que c’est pays aient été suspendus par l’organisation suite à des coups d’États.

48 heures après l’annonce du retrait du Mali de l’OIF ainsi que les deux autres États membres de l’Alliance des États du Sahel, le Burkina et le Niger, le sujet ne semble plus à l’ordre du jour en tout cas pas dans la presse locale.  Une décision de se rétirer qui selon des analystes peut s’expliquer.

«  Il est reproché à l’OIF sa politique de deux poids deux mesures. Un autre pays membre suspendu a été réintégré alors qu’il a été suspendu pour les mêmes motifs que ces pays de l’AES. La Guinée Conakry a été suspendue et réintégrée alors que la situation n’est pas différente de celle des pays de l’AES » dit l’analyste politique, Dr Ahamadoun Touré pour justifier cette décision de quitter la francophonie.

Moins de deux mois après le retrait de ces trois pays de la CEDEAO, ce retrait de l’OIF ne fait pas l’unanimité et a suscité des débats sur les réseaux  sociaux.

«  Le retrait du Mali, du Burkina et du Niger de l’OIF est vraiment regrettable. Après l’épisode de la CEDEAO nous ne pensions plus observer un autre retrait d’une organisation. On va se couper du monde en continuant à agir de la sorte » dit catégorique, Dadouda Sangaré, journaliste au quotidien privé « l’Indépendant ».

Si pour certains cette politique de l’AES est isolationniste, d’autres pensent plutôt que c’est la voie vers la souveraineté notamment linguistique.

« Nous constations dans nos pays qu’il faut minimum 7 ans pour apprendre le français. Avec le retrait, ça peut prendre du temps, mais ces pays peuvent se concentrer sur leurs langues nationales pour les développer » estime Dr Ahamadoun Touré.

Cette décision des pays de l’AES intervient alors qu’est célébrée ce 20 Mars, le journée de la francophonie.

Mohamed Dagnoko