Selon le confrère,Issiaka Tamboura, Directeur de publication du journal le Soft,  le parquet du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité s’est « autosaisi de faits présumés impliquant un jeune malien établi à l’étranger, très connu dans les médias et sur les réseaux sociaux. Les faits visés portent notamment sur l’apologie de crimes et délits, l’intelligence avec l’ennemi ou une puissance extérieure, ainsi que les injures à la mémoire des morts par le biais d’un système d’information ».

S’ils sont nombreux à s’exprimer sur les réseaux sociaux depuis Abidjan, la dernière phrase faisant allusion à « l’injure à la mémoire des morts … » désigne clairement Cheick Oumar Doumbia.

On se souvient que dans l’un de ses panels sur les réseaux sociaux la semaine dernière il ne s’est pas gêné pour s’attaquer à la mémoire du Général d’Armée Sadio Camara, ancien ministre de la défense mort lors des attaques terroristes du 25 Avril dernier.

Une sortie qui a suscité une indignation collective et une condamnation ferme des maliens. Sa propre famille, à travers son homonyme, dans une vidéo, s’est désolidarisée de ses propos.

Alors, qu’aujourd’hui les autorités judiciaires entrent dans la danse, faut dire que la situation risque de se corser davantage pour ce fils de militaire.

Le timing de cette autosaisi n’est pas sans rappeler le vote récent par 119 membre du Conseil National de Transition de la loi sur la déchéance de nationalité.

Une loi qui pourrait s’appliquer à Cheick Oumar Doumbia car l’une des conditions de l’application de cette loi est justement « l’intelligence avec l’ennemi ou une puissance extérieure » toute chose que lui reproche le parquet du pôle selon les informations de notre confrère.

COD, premier à être déchu de sa nationalité après le vote de cette loi? Le temps nous le dira.

Mohamed Dagnoko