Les deux grands projets portuaires présentés devant Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, lors d’une séance de travail au Palais Royal de Rabat, représentent ensemble un effort d’investissement de 62 milliards de dirhams.

Cette ambition conjugue croissance nationale et développement territorial, grâce à une meilleure répartition de l’investissement public, à la mobilisation de capitaux privés et à la création de perspectives d’emplois.

À Nador West Med, les 54 milliards de dirhams mobilisés se répartissent entre 17 milliards d’investissement public et 23 milliards d’investissement privé pour l’infrastructure portuaire, et 14 milliards pour les infrastructures de connexion.

Parmi celles-ci figurent la liaison ferroviaire de 49 kilomètres entre Selouane et le complexe, ainsi que l’autoroute de 105 kilomètres le reliant à Guercif. À Tanger Med 3, un investissement de 8 milliards de dirhams accompagne la concession signée avec Maersk APM.

Les opérateurs mondiaux MSC et CMA CGM sont également engagés à Nador aux côtés de Marsa Maroc.

L’impact sur l’emploi constitue l’un des piliers de ces projets. Le complexe Nador West Med devrait générer près de 14 000 emplois directs et 20 000 emplois indirects à l’horizon 2029-2030, puis près de 50 000 emplois directs et 90 000 emplois indirects à l’horizon 2035-2036. Sa zone industrielle, déjà opérationnelle, accueille une usine en activité et trois autres en construction.

Au terme de la séance de travail, le Souverain a insisté sur l’impératif que les retombées économiques et sociales de ces projets bénéficient à l’ensemble des provinces concernées et se traduisent par des améliorations tangibles pour les populations locales.

Il a appelé à accélérer la mise en œuvre de programmes de formation adaptés aux besoins des activités émergentes, afin de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes.

Pour l’Afrique, où la jeunesse de la population et le financement des infrastructures sont des enjeux majeurs, ce modèle associant capitaux publics et privés, opérateurs internationaux et ancrage territorial offre une référence concrète.

Il donne un contenu tangible à l’intégration africaine : des infrastructures pour relier les marchés, développer les activités industrielles et créer des opportunités d’emploi. Avec les ports comme avec le projet de gazoduc entre le Nigeria et le Maroc, l’ambition partagée est de permettre à l’Afrique de mieux valoriser ses ressources, de transformer davantage sur son territoire et de renforcer sa place dans l’économie mondiale.

Le Royaume partage cette expérience avec ses partenaires africains dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

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