Selon plusieurs sources, le créateur de contenus diffusés sur les réseaux sociaux, “Coach Mehdi”, visé depuis avril 2026 par plusieurs plaintes pour viols et abus sexuels sur de jeunes femmes, vient d’être interpellé au Mali.
On se souvient que le ministère de la Femme et de l’Enfant de Côte d’Ivoire avait, au lendemain de l’éclatement de l’affaire publié un communiqué pour condamner ces agissements présumés et saisi la justice.
Dans un article du site ivoirien Abidjan.net on apprend que des autorités ivoiriennes au fait du dossier ont expliqué son arrestation par la coopération policière entre les deux pays et le prévenu « devrait être extradé incessamment, avant la fin de la semaine » en côte d’Ivoire.
Et si au nom de cette même coopération policière et judiciaire (si l’extradition venait à avoir lieu) le Mali aussi demandait à la Côte d’Ivoire d’arrêter et d’extrader ses citoyens sur le sol ivoirien contre lesquels il y a des mandats d’arrêts ?
Autant dire que la Côte d’Ivoire jusque-là considérer comme « Safe » devient risquer pour ceux qui ont y ont trouvé refuge.
Le cas Mehdi et les explications données par les autorités ivoiriennes marquent une évolutions significatives dans les rapports entre les deux pays notamment sur le plan judicaire.
Ce qui s’inscrirait logiquement dans la dynamique de dégel enclenchée depuis un certain temps par les autorités de la transition malienne.
Le rétablissement des relations diplomatiques avec Alger, la libération d’agent de la DGSE française et maintenant l’arrestation et certainement l’extradition d’un ivoirien font désormais de Paris, Alger et Abidjan des destinations à risque pour des maliens visés par des mandats d’arrêts.
Mohamed DAGNOKO





