Nommé le 09 Septembre dernier à Matignon en lieu et place de François Bayrou, il a fallu pratiquement un mois à Sébastien Lecornu pour présenter la liste d’un mini gouvernement ce 05 Octobre.

Un gouvernement dans l’urgence, car il lui était impossible de passer devant les députés le mardi prochain pour défendre son budget dans déclaration de politique générale sans un gouvernement.

Celui qui à son arrivée se présentait comme le “premier ministre le plus faible de la Vème République ” risque au  vu des menaces de censures qui planent d’être le plus “éphémère“.

Déjà La France Insoumise (LFI) a annoncé les couleurs. Elle va demander la censure de ce gouvernement qui veut faire du neuf avec du vieux. De nombreux ministres de départements régaliens sous Bayrou ont gardé leur portefeuille.

D’ailleurs, la composition du gouvernement ne fait pas des remous que du côté de LFI où des socialistes d’Olivier Faure. Il fait grincer les dents du patron de Les Républicains, l’indéboulonable ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau.

Dans un tweet, deux heures après la composition du gouvernement dont il est membre, il dénonce ce gouvernement qui ne répondrait pas aux promesses de ruptures et prévoit une réunion avec ses troupes.

Ce tweet de quelques caractères symbolise à lui seul le malaise profond au sein de ce gouvernement qui, au vu du temps pris pour les consultations et sa formation devait à minima être consensuel.

Là où Retailleau,Chef de LR se plaint, Rachida Dati du même LR, réconduite à son poste de ministre de la culture désavoue.

Une belle cacophonie qui fragilise Lecornu qui, plus que jamais avait besoin d’un soutien fort en se présentant devant les députés.

Aux regards des chamailleries et de la chienlit qui se sont installées, le Rassemblement National qui se posait en observateur, ne voulant pas se faire ravir la vedette par la LFI ou le PS risque de très vite se ranger du côté de ceux qui veulent censurer donc dissoudre un gouvernement qui comptait continuer ses nominations après avoir réussi le test de la déclaration de politique générale.

Mohamed Dagnoko