Au jour 2 du forum panafricain des médias qui se tient à Bamako jusqu’au 6 juin prochain, il y avait la question de la formation des journalistes pour la diffusion de narratif souverain dans un cadre réglementaire propice. Le Maroc assez en avance dans le domaine a partagé son expérience lors de ce panel.

« Guerre informationnelle : construire une narration africaine souveraine » c’était le thème du premier panel du forum panafricain des médias animé par des experts maliens et marocains. Le partenariat entre les écoles de formation a été évoqué  comme une solution pour y parvenir.

« Il faut passer par des partenariats entre les écoles de formations sur le continent. Il y a déjà une belle collaboration entre les écoles publiques de journalisme  du Mali et du Maroc et d’autres part entre celle du Mali et les autres pays de l’Alliance des États du Sahel » préconise Dr Fatoumata Fofana, panéliste et enseignante-chercheuse.

À travers son offre médiatique très diversifiée et les identités très prononcées, le Maroc accorde un grande importance à la souveraineté narrative. Avec  la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle  (HACA) qui veille aux identités et à cette pluralité, le Maroc compte partager cette expérience avec les autres pays du continent.

« Nous avons eu à travers l’histoire des publications papier qui ont eu leur influence au Maroc et ailleurs, la radio a suivi et la télé avec le pôle public, l’ACNRT, 2M puis Medi 1 avec ses trois chaines. On va renforcer cette offre et renforcer le narratif africain et donner plus la parole aux africains pour discuter des enjeux que nous partageons dans ce continent » a explique Manal Akhdari, panéliste.

Une souveraineté narrative qui  selon les experts doit se faire dans un cadre régulé et maitrisé.

« L’auto régulation est essentielle lorsqu’on veut assainir l’espace médiatique car on est soumis au regard de ses pairs » croit Seydou Cissouma membre de la Haute Autorité de la Communication du Mali

Produire ensemble leur propre narrative, leur propre histoire, leur présent et leur futur tout ça avec des voix et des intervenants africains et dans des langues africaines c’est tout le sens de ce forum panafricains des médias.

Mohamed Dagnoko